La pêche d’inventaire, est un outil d’évaluation et d’aide à la gestion. Ces pêches permettent d’obtenir des résultats précis et fiables dans le suivi des diverses règlementations mise en vigueur. Elles se déroulent sur un endroit d’un cours d’eau dit représentatif.
Indices d’abondances saumons 2025
Le 9 septembre 2025 ont commencé les indices d’abondances saumons sur le Trieux et pour se faire les techniciens de la fédération aidés par les bénévoles de l’AAPPMA ont prospectés 15 stations allant du bas Trieux jusqu’à l’aire de repos de Pors Chevance en amont. Nous ne nous attendions pas à des résultats extraordinaires compte tenu du peu de remontée observée l’automne précédent. Néanmoins ces indices ont été supérieurs à l’année précédente avec un indice de 12,45 au lieu des 11,88 de l’année 2024. Malheureusement, ce n’est pas cette légère augmentation qui fera revenir les saumons en nombre. Cela fait maintenant 6 ans que les indices d’abondance sont faibles, soit un cycle complet de la naissance à la reproduction. Ce n’est donc pas un moratoire sur la pêche du saumon jusqu’en 2029 qui changera grand chose au retour du saumon dans le Trieux, et ce ne sont pas les remontées de cette année qui vont me contredire. Nous avons également observé de nombreux tacons très petits entre 6 et 7 cm. Nous avions également observés au tout début 2025 une cohorte de saumons qui franchissait le déversoir pour aller certainement se reproduire. Donc une reproduction tardive décalée de près d’un mois à la faveur des niveaux d’eaux plus propices à la remontée. Cela pourrait peut être expliquer ces petits tacons . En allant plus loin dans le raisonnement, si ces petits tacons restaient une année de plus en rivière, cela pourrait expliquer également pourquoi l’on pêche parfois de très gros tacons de plus de 20 cm. Les saumons sont-ils en train de s’adapter au manque d’eau. Quelques photos pour illustrer ces journées, la 1ere à la carrière de Châteaulin à Pontrieux, les 2 suivantes, des jolis tacons de l’année et la dernière, une truitelle.




La Martyre
Jeudi 23 octobre avait lieu la vidange de l’étang de la Martyre situé sur la commune de St Gilles du Vieux Marché. Ce plan d’eau d’une surface de 11 ha avait la particularité depuis plusieurs années d’être classé en « no kill », en ce qui concerne la pêche du brochet. En plus les pêcheurs devaient utiliser des hameçons sans ardillons. A l’heure ou certain parle de fenêtre de capture. Il était donc intéressant de voir si ce mode de pêche permettait à la population de brochet d’augmenter et surtout de voir si le nombre de gros brochet était présent. Le plan d’eau étant quasiment à sec, La pêche a pu être effectuée avec l’aide d’un filet. Cela a permis de sortir 73 brochets dont la taille s’échelonnait de 19 cm à 111 cm pour le plus long. Une trentaine entre 19 et 50 cm, une dizaine de plus de 80 cm et le reste de 51 à 79 cm. Seulement 2 poissons de plus d’un mètre (106 et 111 cm). C’est peu au regard de ce qui était attendu par certain. Chaque brochet a été pesé, mesuré, photographié et des écailles ont été prélevés pour l’étude de la scalimétrie. Cela permettra notamment de connaître l’âge des poissons. Plusieurs remarques, si l’ensemble des poissons étaient en forme, ils présentaient néanmoins de nombreuses marques de capture. Ce qui prouve que la pêche sans ardillon est une utopie lorsqu’on caresse l’espoir de sortir un « métré ». Cela a été confirmé par les nombreux leurres retrouvés au fond de l’étang. Plusieurs brochets avaient même la caudale inférieure coupée par des pêcheurs peu scrupuleux. Sans doute pour savoir s’il avait déjà été pêché. Pratique carrément nulle. Autre remarque, tous les gros poissons étaient longilignes mais pas très gros. La compétition alimentaire dans ce plan d’eau devait être féroce, car plusieurs brochets portaient les marques de dents de poissons plus gros. Le poisson fourrage était représenté par des gardons dont très peu dépassaient les 15 cm, donc pas de quoi nourrir un gros brochet. Idem pour les perches, une seule grosse perche de 35 cm. A peine quelques kilos de perche de 10 à 20 cm. Visiblement le poisson fourrage manquait dans ce plan d’eau pour nourrir les brochets. La bonne surprise ; les tanches nombreuses et très grosses. Trop grosses pour être mangés par les brochets. Ma réflexion, c’est que je ne suis pas sûr que ce genre de parcours spécifique soit à renouveler. On se retrouve avec quelques gros poissons qui font le ménage autour d’eux et il n’y a plus de diversité dans les classes d’âge. Le « No kill » ou la « fenêtre de capture » ne sont pas adaptés à nos plans d’eau qui sont de petites surfaces entre 1 et 25 ha. On peut encourager le « no kill « sans en faire une règle.














Pêche d’inventaire piscicole 2025
Le 8 septembre, la sté Aquascop a procédée à une pêche d’inventaire piscicole sur le ruisseau du bois de la roche à hauteur de Moustéru. Cette pêche a été faite à la demande de la SNCF qui doit rénover la ligne de chemin de fer Guingamp/Carhaix. Cette pêche électrique a été effectuée sur un linéaire de 90 mètres. A cet endroit le ruisseau fait 2,5 mètres de large. Malgré la sécheresse de cet été, nous avons eu la bonne surprise de constater la bonne densité de truite fario, puisqu’une soixantaine de truites ont été recensés. Toutes les classes d’âge étaient représentées allant de la truite de l’année ( 6/7 cm) à la truite de 3 ans ( 23/24 cm). A cela s’ajoutent les petits poissons tel que les chabots commun de toutes tailles et les loches franches. Retrouvez les photos de cet inventaire.







Tableau des indices d’abondances saumons sur le Trieux

Indices d’abondances saumons 2024
Mi septembre 2024 avait lieu les indices d’abondances saumons sur le Trieux et pour se faire les techniciens de la fédérations ont prospectés 15 stations allant du bas Trieux jusqu’à l’aire de repos de Pors Chevance en amont. Nous ne nous attendions pas à des résultats extraordinaires compte tenu du peu de remontée observée l’automne précédent. Quelques photos pour illustrer ces journées, la 1ere en aval de pont Ezer, la 2eme , un joli smolt pêché en avril par un membre de l’AAPPMA.


Pêche d’inventaire piscicole 2024
Mardi 9 Octobre 2024 avait lieu une pêche d’inventaire piscicole effectuée par la sté hydro concept à la demande de l’OFB( Office Français pour la Biodiversité). Celle-ci s’est déroulée sur le Trieux au pont de Trégonneau. La partie prospectée : 200 m en aval du pont et 200 m en amont du pont. Sur les photos vous pouvez voir la façon dont a été pratiquée cette pêche, c’est à dire en barque compte tenu de la profondeur. Pas sur que ce soit le meilleur moyen de pratiquer car le bruit du moteur thermique et les remous de la barque ne sont pas facilitant. Seul les berges ont été prospectées. Malgré cela, nous avons eu la bonne surprise de voir du poisson. Tous les petits poissons fourrage étaient présent en nombre, vairons, goujons, loches, lamproie de planer, gardons. Une grosse anguille et 22 truites de toutes les classes d’âges, dont 2 de 37 et 38 cm. Pour l’occasion, les pêcheurs qui accompagnent l’AAPPMA dans la restauration des ruisseaux ont été invités à cette inventaire. Voir autant de truites nous a confortés dans l’idée de continuer la restauration des ruisseaux, car nul doute que ces 22 truites iront se reproduire soit dans le Frout ou dans le Kerprigent que nous avons restaurée l’année dernière et qui se situent tout deux un peu en amont de ce parcours.






Pêche de suivi anguilles 2024
Un petit compte rendu sur la pêche de suivi anguilles 2024 à laquelle j’ ai assisté et qui s’est déroulée sur le Trieux en aval du pont de Squiffiec. Ce suivi était réalisé par les techniciens et garde de la fédération de pêche. La partie prospectée : environ 20 m de large et 20/25 m de long soit un peu plus de 400 m2 de courant et radiers. Résultat : 7 anguilles dont 5 un peu plus longues qu’une civelle une de 20 cm et une de 30 cm autant dire nul. Seulement 3 truites dont 2 petites de 16/18 cm et une belle de plus de 30 cm. 2 tacons et de gros goujons, vairons, loches et chabots. Parfois, on a de quoi être désabusé et mon sentiment c’est que les seuls poissons qui restent sont ceux qui ne peuvent être mangé par le cormoran car trop petites. Cormoran qui patrouille tous les jours dans le secteur.

Indices d’abondances saumons
(Depuis 97 sur le Trieux, Leff et Léguer )Depuis 1994, une série de campagnes annuelles est menée afin de connaître l’abondance des juvéniles de Saumon Atlantique (appelés tacons) sur plusieurs cours d’eau du Massif Armoricain. Cette expérimentation a été mise au point sur le Scorff en Morbihan puis étendue au bassin de l’Odet et enfin à d’autres cours d’eau bretons grâce à la collaboration de l’INRA, du CSP et des Fédérations pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique. En 2015, dix-huit bassins versants de Bretagne ont été pêchés selon la méthode des indices d’abondance et d’après le protocole de Prévost et Baglinière (1993). Celui-ci est spécifique aux pêches de juvéniles de Saumon Atlantique de l’année (tacons 0+) et s’applique aux cours d’eau à salmonidés d’une largeur supérieure à 3 m. Les pêches doivent s’effectuer dans des secteurs de radiers et de rapides (voire plats courants à fond grossier et peu profonds) qui sont les habitats préférentiels des juvéniles de saumon au stade 0+.
1 appareil de pêche électrique portable alimenté par une batterie 24 V (puissance max. 200 W) délivrant un courant impulsionnel de fréquence 400 Hz, la tension de sortie étant réglée pour fonctionner à 50 % de la puissance disponible. L’anode est un cercle d’aluminium de 35 cm de diamètre sur un manche de 1,5 m de long ;
– deux épuisettes à cadre métallique de 60 et 75 cm de large (resp. 40 et 50 cm de haut) équipées d’un filet à mailles de 4 mm. Le rebord inférieur du cadre est droit car elles doivent reposer sur le fond de la rivière sans laisser d’espace d’échappement ;
– une petite épuisette « volante » à main et un à deux seaux.
Les tacons capturés sont directement mesurés et les données enregistrées dans un ordinateur de terrain.
Le protocole de pêche (Prévost et Baglinière, 1993)
Quatre personnes minimum sont requises : une au Martin Pêcheur, deux aux épuisettes et un voir deux porteurs de seau. Le protocole de pêche peut être résumé comme suit : 1. Le porteur du Martin Pêcheur place les porteurs d’épuisettes à l’aval de la zone qu’il va balayer avec l’anode, dans un secteur de rapide ou de radier (ou à défaut de plat courant). Les deux épuisettes sont posées au fond, face au courant et en position fixe, avec un recouvrement latéral des cadres afin de ne pas laisser de section non filtrée entre elles. L’un des deux positionneurs d’épuisette tient aussi l’épuisette « volante ».
2. L’anode balaye une zone de 4-5 m en amont des épuisettes dans la veine d’eau filtrée par celles-ci.
3. Les poissons attirés puis « choqués » par le courant électrique descendent dans les épuisettes guidés par l’anode et poussés par le courant.
4. Au besoin, les poissons bloqués au fond ou dans la végétation aquatique sont récupérés à l’épuisette à main.
5. Les poissons sont transférés dans les seaux.
L’opération est renouvelée sur une zone favorable (radier ou rapide) non perturbée par le « trait » précédent, en prenant garde de ne pas marcher sur la zone suivante et de se déplacer le plus discrètement possible. L’échantillonnage d’une station s’arrête au bout de 5 minutes de pêche effective, anode en fonctionnement dans l’eau, mesurés sur le compteur du Martin
Les indices d’abondance et les juvéniles 0+ (tacon de l’année)
Il s’agit de pêcher, pendant 5 minutes, des zones favorables aux juvéniles (radiers, rapides et plats courants) en fin d’été-début d’automne. Le nombre de juvéniles de l’année capturé en 5 minutes est, en effet, un indicateur de la densité en place dans le cours d’eau. Les indices d’abondance de juvéniles de l’année (0+) sont obtenus d’après les histogrammes des tailles des tacons pêchés qui font apparaître deux cohortes bien distinctes : les juvéniles de l’année et ceux qui proviennent du recrutement de l’année précédente (1+).
Indices d’abondance 2023
Pour illustrer les propos ci-dessus, quelques photos des indices d’abondances 2023. On voit très bien la différence entre les truitelles photo 3 et les tacons photos 4 avec leurs nageoires pectorales très développées qui permettent aux jeunes saumons de bien tenir le fond du cours d’eau même par fort courant.






